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La chasse dans l'église
Article de Claude Nova
En 1866, un fléau anéantit la vie économique et sociale du pays. Pour la première fois en Europe, une terrible maladie de la vigne, appelée à son début « Les taches de Roquemaure », apparaît : c’est le phylloxéra.
Alors que les vignerons, ayant déjà presque tout essayé pour sauvegarder leurs vignes, voient leur avenir compromis.
Maximilien Pichaut, époux de Marie Richard propriétaire avec son frère Xavier Richard du Château de Clary à Roquemaure, décide de faire l’acquisition, à Rome, des reliques d’un saint protecteur.
En ce temps là, les gens croyaient à la valeur protectrice de saintes reliques. Ils espéraient ainsi redonner « santé et vigueur » à leurs vignes, et les protéger contre de nouveaux maux.
Un jour d’espoir...
Le 25 octobre 1868, l’évêque de Nîmes, Mgr Plantier, célèbre l’arrivée des reliques de Saint Valentin à Roquemaure, dans une grande liesse. Sur la place de la Pousterle, le panégyrique de Saint Valentin est dit en présence d’une foule immense qui ensuite accompagne les reliques vers la Collégiale où désormais elles demeurent dans une chasse dorée à droite de l’autel. Elles sont contenues dans deux boîtes, l’une dans le reliquaire supérieur, et l’autre placée sous la tête de l’effigie en cire.
En ce jour, une grande fête est donnée où les danses se mêlent aux chants, le son des galoubets et des tambourins résonne sur les places du village. Les rues sont pavoisées d’oriflammes, et des arcs de triomphe ornent le village.
Valentin Protecteur du Pays :
Désormais, Valentin veille sur ce pays de la rive droite du Rhône, sur ses habitants, unis dans un même amour ou une même amitié et sur ces vignobles célèbres. Au côté des hommes et des femmes de ce pays, Valentin leur donnera toujours, la volonté nécessaire pour surmonter les fléaux de la vie.
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